January 25, 2005

James Bond got held up during a dinner at the French Ambassador's house

For those of you that don't speak french, tough :) A friend brought these further articles to my attention:

L'Express
James Bond : "Les investisseurs ne viendront pas à Madagascar"
Le discours officiel du gouvernement est remis en cause par cette affaire de cambriolage à Ambohipo. James Bond relève l’existence d’un système judiciaire et de sécurité "quelquefois" inégalitaires. Après l’émotion, l’heure est aux comptes. "Cet incident ne va pas refléter une bonne image du pays. Les investisseurs n’y viendront pas ". James Bond, directeur des opérations de la Banque mondiale à Madagascar dans l’océan Indien, a tiré les premières leçons sur le braquage de quelques diplomates, dont il faisait partie, au domicile du premier conseiller à l’ambassade de France. Hier, James Bond a saisi l’occasion pour donner sa vision de la situation qui prévaut à Madagascar. "Il faut que le système judiciaire et sécuritaire soit égalitaire, a-t-il martelé. L’existence d’un environ- nement de justice et de sécurité est importante pour tout un chacun, qu’il soit malgache, karana ou étranger, qu’il soit pauvre ou riche et quel que soit le niveau de vie ". Il précise pourtant que "Madagascar n’est pas encore un pays de banditisme et que l’on y rencontre très peu de violences". Le directeur des opérations de la Banque mondiale dans l’océan Indien a, par contre, pointé du doigt "l’existence de la corruption". Ce hold-up du samedi contrarie les efforts entrepris par le gouvernement en faveur de la bonne gouvernance et de la sécurité. Pour James Bond : "Le développement suppose une amélioration de l’environnement pour tout le monde. Il faut assurer un Etat de droit pour qu’il n’y a plus de place pour le banditisme et la corruption". Ce braquage constitue un grain de sable dans les rouages dans la machine gouvernementale. Il contrarie les efforts déclarés et le discours officiel. Le régime a fait de la bonne gouvernance et la sécurité, son cheval de bataille. Le président Marc Ravalomanana a toujours déclaré que ces deux questions étaient ses priorités. Le chef de l’Etat a annoncé "l’amélioration de l’environnement judiciaire pour une bonne image de Madagascar et afin d’attirer les investisseurs", lors de son intervention du 20 décembre à l’occasion de l’inauguration du palais de Justice réhabilité à Anosy. Pas plus tard que samedi, le chef de l’Etat a loué les efforts de la Police nationale pour la sécurité du pays. C’était, lors d’une sortie d’une promotion des policiers à Antsirabe. Un diplomate de la place a déclaré que la "répétition d’un tel événement malheureux pourrait affecter les relations diplomatiques entre Madagascar et la France". Une remarque qui corrobore la déclaration de James Bond selon laquelle " quatre bandits ne remettent pas en cause les bonnes relations entre la Banque mondiale et Madagascar ". Une position qui pourrait changer "en cas de répétitions ". L’ambassade de France dont l’un des membres de son personnel diplomatique a été concerné ne souhaite pas encore s’exprimer officiellement. Retombées politiques Le président Marc Ravalomanana et son homologue français Jacques Chirac pourraient évoquer le sujet lors de la remise du trophée Louise Michelle à Paris aujourd’hui. Coïncidence fâcheuse, le président Marc Ravalomanana l’a reçu au titre de l’année 2002 en récompense, entre autres, pour des actions du chef de l’Etat malgache pour la bonne gouvernance. Le général Ramakavelo, l’une des victimes du braquage, ne résiste pas à soupçonner "l’existence d’une manœuvre" dans cette affaire. Il se pose déjà la question quant aux retombées politiques d’un acte de banditisme d’une telle envergure. "Il ne faut pas oublier que le monde, en particulier les Etats-Unis, met la lutte contre le terrorisme dans ses priorités". Dans son intervention, James Bond a lancé un appel "à tout un chacun à travailler ensemble afin d’éradiquer ce fléau, à savoir l’insécurité". :Iloniaina A.

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Madagascar Tribune

James Bond and Co, dépouillés
Stupeur et désagrément dans les chancelleries et les salons samedi soir dernier. Coups de fil par-ci par-là en passant par les messages SMS. Toute la classe dirigeante a été stupéfaite de l'audace des brigands. La raison est simple : la résidence d'un haut fonctionnaire français a été investi par des bandits. Les invités, dont le Directeur des opérations de la Banque mondiale dans l'Océan indien, James Bond et lui-même ont été dépouillés par des bandits qui ont agi à visage découvert. Les brigands ont par la suite pris la poudre d'escampette.

Décidément, l'insécurité s'installe dans tout le territoire national et en particulier dans la capitale. Depuis quelques mois, des bandits bien armés ont semé la terreur dans la ville. De plus en plus, les foyers fortunés et les villas de gens aisés de diverses nationalités sont leurs principales cibles. Dernier en date, la résidence du premier conseiller de l'ambassade de France, Philippe B. sise à Andohanimandroseza, samedi dernier vers 20 heures 30 minutes. Quatre bandits armés de Kalachnikov et de pistolets automatiques se sont introduits dans la villa de ce diplomate français au moment où il a reçu quelques invités de marque dont le directeur des opérations de la Banque Mondiale, James Bond, le général Ramakavelo Désiré, Patrick Rajaonary, Philippe Andriantsitohaina et quelques opérateurs en zone franche. Au total, ils étaient sept couples dont 4 étrangers et 3 nationaux, présents, au moment de l'attaque. Après avoir ligoté les agents de sécurité et les chauffeurs, les bandits ont débarqué inopinément et ont menacé avec leurs armes toutes les personnes présentes, y compris les deux enfants encore mineurs. Les assaillants qui ont agi à visage découvert, ont emporté avec eux les bijoux, les portables, l'argent ainsi que des objets de valeurs dont le montant total reste inconnu. Selon l'une des victimes qu'on a pu contacter hier après-midi, l'opération a duré près de 40 minutes environ, mais devant les bandits superbement équipés en armes, personne n'a rien fait. * Une personne arrêtée... Quelques minutes après la fuite des assaillants, le propriétaire des lieux a informé l'ambassadeur de France, Catherine Boivineau et celle-ci a appelé les hauts responsables de la sécurité à Madagascar. Du coup, le commandant en chef de la gendarmerie, le général Randrianasolo Augustin, le chef d'Etat-major général de l'armée, le général Raonenantsoamampianina et le secrétaire d'Etat chargé de la Sécurité publique Razakandrina Lucien, accompagnés de l'ambassadeur de France se sont rendus sur les lieux afin de constater de visu les dégâts. La chasse à l'homme a été lancé dès le samedi soir. D'après nos informations, une personne dont l'identité n'est pas encore dévoilée, a été appréhendée dès hier. On ne connaît pas si elle fait partie des assaillants ou non. En tout cas, cette personne pourrait avoir des informations capitales qui pourraient amener à l'arrestation des vrais auteurs de ces actes criminels. Des rumeurs ont circulé hier que ces criminels ne sont que " la bande des cinq " qui ont opéré en toute tranquilité dans la capitale depuis quelques semaines. La série de kidnappings dont les membres de la communauté " Karana " sont les principales cibles, sont les œuvres de cette bande organisée et bien équipée. Visiblement, les bandits sont bien informés avant d'opérer, tant sur la personne que sur les lieux. Comment ont-ils pu avoir des informations sur la tenue d'un tel dîner à titre privé ? En tout cas, les bandits ont bien choisi leurs cibles. Tout laisse à croire que la recrudescence des actes de banditisme de ces derniers temps ont des visées purement politiques. Quoi qu'il en soit, l'Etat malgache n'a pas accompli sa mission primordiale dont la protection des personnes et des biens. James Bond ( 007 )...ne dira pas le contraire. Et malgré les formations et les équipements offerts aux forces de l'ordre (Police nationale, Gendarmerie...) par les pays amis, dont la France, l'insécurité ne cesse d'envahir la cité et le monde rural. Depuis quelques semaines, la presse locale a déjà attiré l'attention des responsbles gouvernementaux sur la gravité de la situation, mais on nous taxe d'être manipulé par l'opposition.

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L'Express à Madagascar

HOLD-UP À MANDROSEZA - DES DIPLOMATES AGRESSÉS
Les malfaiteurs ont attaqué la résidence du premier conseiller à l’ambassade de France.Quatre bandits ont attaqué samedi soir la résidence de Philippe Bottrie, premier conseiller à l’ambassade de France, à Andohanimandroseza. Des invités, dont James Bond, représentant de la Banque mondiale, ont été dépouillés. L’insécurité atteint les sommets. Une attaque à main armée a été perpétrée samedi dans la soirée, contre Philippe Bottrie, premier conseiller à l’ambassade de France, et ses invités dont James Bond, représentant résident de la Banque mondiale. Vers 20 heures trente, quatre bandits opérant à visage découvert, ont pointé leurs pistolets automatiques et kalachnikovs contre les invités qui prenaient l’apéritif sur la terrasse avant de passer à table. Parmi eux figurent, entre autres, James Bond, Directeur des opérations de la Banque mondiale à Madagascar, le nouveau consul général de France Bréjon, des fonctionnaires de l’ambassade, des personnalités du monde des affaires comme Philippe Andriantsitohaina ou le général en retraite Ramakavelo, ancien ministre des Forces armées sous l’Administration Albert Zafy.

A plat ventre
Aucun acte de violence n’a été rapporté. Selon une des victimes qui a requis l’anonymat, les bandits les ont obligés à se rendre au salon puis de s’allonger à plat ventre. Ils les ont dépouillés de tous les objets de valeur, argent, montres, bijoux ou portables et après une fouille en règle de la résidence du premier conseiller, ont pris le large avec la voiture d’un des invités. “Le calvaire a duré plus d’une heure”. Les grands responsables de la sécurité se sont rendus immédiatement sur les lieux. Le secrétaire d’Etat chargé de la Sécurité publique, Lucien Victor Razakanirina, les généraux Raonenantsoamampiaina, chef d’état-major général de l’armée et Augustin Randrianasolo, commandant en chef de la gendarmerie. Le premier ministre Jacques Sylla aurait pour sa part, téléphoné. L’évènement sonne comme une gifle. Pour la première fois dans l’histoire de Madagascar, des diplomates ont été victimes de l’insécurité qui vient de gagner des proportions jamais atteintes auparavant. La position humiliante infligée à une personnalité comme James Bond est un véritable défi lancé au pouvoir et un clair désaveu des discours officiels. Coïncidence fortuite ou non, le hold-up a été perpétré la journée même de la sortie de près de mille nouveaux policiers de l’Ecole nationale de police d’Antsirabe. Aucune réaction officielle n’a été enregistrée jusqu’à l’heure du bouclage du journal. Les responsables de la police renvoient à un “imminent” point de presse qui serait donné par le secrétaire d’Etat à la sécurité publique. Des informations font état d’une arrestation. D’autres informent que les malfrats ont abandonné la voiture volée devant l’Hôtel de police, Tsaralalàna.Visées politiques Des affaires jusqu’ici non élucidées refont surface. Diverses sources informent, que le même scénario s’est déjà déroulé à une centaine de mètres à vol d’oiseau de la résidence de Philippe Bottrie. Un opérateur en BTP, sa famille et leurs invités en ont fait les frais. Les victimes d’Andohanimandroseza ont vécu la réalité de l’insécurité à Madagascar, et sans doute, éprouvé la plus belle peur de leur vie. Après le récent kidnapping d’Ilyas Akbaraly, un important opérateur économique, le hold-up confirme que l’insécurité n’est pas un phénomène lointain, le grand banditisme se révèle comme un phénomène courant qui n’épargne plus personne. Des détails rapportés par divers témoignages laissent néanmoins perplexes. Les gardiens et les chauffeurs auraient tous été retrouvés ligotés. Même si le parc “est plutôt mal éclairé”, il serait difficile que, à quatre ou à cinq, des malfrats aient pu venir à bout de plus d’une dizaine de personnes avant de s’attaquer aux invités. Les responsables de la police refusent de se prononcer sur la question. L’éventualité d’un hold-up “commandité” pour des “visées politiques” n’est pas écartée par des observateurs. Les victimes ont remarqué que les malfrats ont montré beaucoup d’aisance et de familiarité avec les armes. “Des professionnels”. :Mamy Nohatrarivo

3 comments:

temps said...

Est-ce que les investisseurs sont désirés ?
Je pense que la question principale à se poser est celle concernant les aspirations des hommes peuplant ce pays. Il est difficile de vouloir imposer nos concepts dans toutes les civilisations. Mais une chose est sure, c'est qu'il n'y a pas de développement dans un pays qui ne garantie pas la sécurité à tous. Nous pouvons penser aussi que vouloir sauter des étapes d'une évolution sociale, par intérêt, conduit à l'anarchie, ne serait-ce pas le cas ici ?

rabelazao said...

Just call me "World". "World Bank" ...
I hope everyone is safe and sound. So, what kind of watch was James wearing?

007 in Africa said...

Not sure but it must have been a good one if he didn't want to relinquish it